"je veux garder les classes populaires" M. AUBRY poke @charlesmyara

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 64%

Cette petite phrase est interpellante me concernant.

Quand on parle de classes populaires, personnellement, je ne sais pas de qui on parle ni de quoi on parle.

C’est peut être le résumé de ce qui sépare les femmes et les hommes politiques qui, si ils ou elles se reconnaissent en tant que citoyen ou citoyenne, disent des choses qui nous permettent d’en douter.

Dans mon quartier, identifié comme populaire par notre bonne ville de Paris, il existe aujourd’hui des catégories fort différentes de personnes, je crois les connaitre toutes relationnellement, voir amicalement, ce qui me semble être le point de légitimité de ce petit article sans prétention.

Sommes nous populaires par l’éducation, les origines, les revenus, l’état d’esprit, l’appartenance communautaire ?

Sommes nous populaire comme un sceau apposé sur notre front (dont on voudrait oublié la trace) ou comme un cachet que l’on aurait choisi (et dont on se glorifie), sommes nous tout simplement populaire comme un statut, sans se poser de questions...

Il me semble que dans les dires de Mme Aubry, classe populaire sonne comme "les pauvres", je me trompe peut être, mais j’imagine qu’on ne parle pas de classes moyennes ni des supérieures qui, elles, ont moins besoin "qu’on veuille les garder" comme une chasse gardée d’un militantisme, mais je m’égare...

Là où je vais moins m’égarer, c’est en définissant les pauvres, car comme pour les jeunes ou les vieux, c’est simple, ce sont ceux qui n’ont pas assez d’argent pour répondre aux besoins essentiels écrits dans la Constitution : un logement, de la nourriture et un travail dans leur environnement et avec leurs familles ou seuls.

Ce qui est sur, aujourd’hui, c’est que cette catégorie de personne recouvre un périmètre beaucoup plus large que celui des classes populaires, non ?

Pourquoi ce qui est simple ne peut-il pas être dit simplement ?

Il n’y a pas de honte, surtout quand on est de gauche à vouloir "garder" les pauvres dans son coeur de ville car il a toujours existé dans les grandes villes des quartiers où il ses ont rassemblés naturellement et que l’on nomme populaires.

Ces quartiers sont parties intégrantes de la culture d’une ville pour le pire et surtout le meilleur, en effet, se sont les plus innovants en temps de crise et donc les plus riches, en ce moment :)

Si je reviens à mon quartier, j’aimerai bien entendre cela dans la bouche de ma Mairie car, les pauvres, en ce moment, on les délocalise à tour de bras pendant que l’on assure la réfection des immeubles pour ceux et celles qui ne sont pas pauvres mais pour qui le sentiment d’appartenance à un quartier "populaire" a du sens.

Voilà, c’était une petite reflexion du soir...espoir, celui d’un parlé vrai que seuls ceux et celles qui nous gouvernent n’ose pas utiliser :)

Un peu de courage, on en a besoin ...

Voir en ligne : David Perrotin on Twitter : "Martine Aubry / Europe1 :"Je pense que l'encadrement des loyers est utile dans ma ville car je veux garder les classes populaires""

Europe1 :"Je pense que l’encadrement des loyers est utile dans ma ville car je veux garder les classes populaires"