Transmediamix | A transdisciplinary Hackathon in a Think & Do Tank

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 61%

À l’occasion du festival Futur en Seine 2014 L’IRI, Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou accueille le #TransmediaMix dans le but de créer une oeuvre collaborative sur le thème : #ChangeMakers & #Education.
Debrief du 18 Juin sur PolemicTweet

During the festival Futur en Seine 2014 the institute for Research and Innovation of the Centre Pompidou, IRI, welcomes the #TransmediaMix to make a transmedia project proof of concept, a cooperative collaboratively generated artistic work on #ChangeMakers& #Education . Debrief June 18th with PolemicTweet

Voir en ligne : Transmediamix | A transdisciplinary Hackathon in a Think & Do Tank

Le Week End Dernier, c’était le #TransmediaMIX.

Un Hackathon de 2 jours en collaboration avec Futur en Seine et Co-organisé par TransmediaReady et l’IRI en les personnes de Nicolas SAURET et Karine HALPERN.

Sans citer tous le monde, de brillants esprits se sont penché sur ce hacking sociétal :)

J’avais fait un petit article Pré-engagement que vous pouvez trouver dans les posts récents et je me devais d’en faire un Post-engagement.

Pourquoi, parce que ce n’est pas fini … (j’ai pas d’actions chez SFR ) !

C’est a vous de vous emparer de notre travail et de la faire évoluer et vivre dans votre environnement.

De notre côté, nous avions des contraintes, il s’agissait de travailler en Transmedia attitude et avec un outil expérimental, le jeu des 7 familles crée par Karine et qui a été soumis à rude épreuve, mais il s’agissait également de réaliser une preuve de concept à ce sujet, ce fut fait ☺

Je commence par le Transmedia, devrais-je dire la réflexion transmedia apporté à une réflexion sur l’éducation car transmedia est un adjectif (dédicace à Karine) que personnellement j’appose à stratégie de contenu comme adjectif majeur !

A ce sujet, cela a été difficile et il faut expliquer pourquoi parce que c’est intéressant.

Nous étions tous motivés et engagés pour hacker l’éducation et nous étions tous d’accord sur le fait qu’il fallait y apporter du collaboratif, du participatif, renverser les codes des apprentissages classiques au profit d’un décloisonnement que le numérique permet et que les outils transmedia organisent.

Le challenge de départ s’est focalisé sur le storyworld, l’environnement narratif de notre réflexion philosophique, le terrain de jeu dans lequel nous allions pouvoir faire évoluer toutes nos idées (le landscape d’un gameplay).

Ce fut édifiant, nous avons buggé et méchamment !
Comme dans l’éducation, trop de bonnes volontés avec des visions différentes et des difficultés énormes à trouver des terrains communs (que nous croyions pourtant avoir au départ), trop d’implications (plus que des idées, des concepts), trop de pleins de souvenirs personnels (d’élèves, d’étudiants, de parents), trop d’expériences vécues (car des enseignants et de pédagogues étaient présents), bref trop !
Drôle car nous vivions ce que nous voulions changé …

Du temps perdu, ou pas …
Le jeu des 7 familles n’a rien pu y faire …malgré tous les efforts de Karine.

Puis, autour de ce landscape, un environnement, des personnages, une envie commune est apparue, plutôt est revenue : trouver des moyens de permettre de casser les codes.

A partir de là, même avec le temps perdu, on a avancé vite, des idées qui pouvaient être mises en pratiques de la maternelle à la formation continue sont apparues très vite (elles s’inscrivent sous la forme de défis dans notre travail) et on même pu mettre en production un prototype de défi basé sur l’option de notre personnage à 15 ans, au collège.

Tout cela, c’était il y a une semaine et depuis, mon petit cerveau a mouliné…

Une de nos problématiques de bug m’a interpellé, je résume.
En France le contenu est bon, la pédagogie est bonne et les enseignants sont engagés (hum …) et pourtant cela ne fonctionne pas.

L’idée qui a émergée a été de se dire qu’il fallait travailler sur les rôles dans le grand jeu de l’éducation : les sachants (qui ont connaissance et savoirs à transmettre), les apprenants (ceux qui veulent acquérir ce savoir et ces connaissances), les pédagogues (ceux et celles qui savent comment le transmettre au mieux, ils peuvent être sachants, ou pas) et les tuteurs/mentors qui sont aujourd’hui déjà présents dans le e-learning mais pas dans l’enseignement traditionnel.

Comment permettre que ces rôles soient interchangeables tout le temps, nous avons trouvé des solutions et je vous invite à tout lire quand tout sera disponible en ligne pour vous faire votre idée.

Personnellement, je me suis fais la mienne et j’ai pleins d’idées dans la tête pour les mettre en pratique et un terrain de jeu formidable dès la rentrée d’ Octobre !

Pour le « Think an Do Tank » (Copyleft TransmediaReady) , le pari est réussi !

Mais, il me semble que l’on pourrait aller plus loin dans l’utopie pragmatique !

Ne faudrait-il pas s’interroger sur une vision radicalement différente de l’éducation ?

Une éducation qui serait la même dans tous les pays, une sorte d’éducation globale sur des sujets qui touchent tous les hommes et les femmes en devenir que nous sommes jusqu’à notre disparition. Je propose l’engagement, la solidarité, l’environnement, l’écologie, l’énergie, le travail, l’éducation, la pauvreté, l’argent, le pouvoir, le partage, l’informatique, le savoir, la connaissance, la production, la musique, l’oralité (et 300 000autres certainement). On pourrait le faire sous la forme de l’échange, du partage, de la curation, de l’utilisation de tous les outils à notre disposition (ceux du réel, ceux du numérique, ceux de l’imaginaire,ceux de la création ...) et où en fonction des âges, on aurait plus au moins besoin d’un « maitre du jeu » qui ne serait là que pour valoriser les savoirs communs au profit d’une visibilité partagée par pays ou encore mieux par communautés pour qu’elles se voient.
Cela représenterait les différences et les accords des points de vue sur des sujets d’apprentissages communs dans le monde.

Pour aller plus loin, pourquoi ne pas proposer les contenus « nationaux » comme des contenus optionnels, des contenus qui permettent de comprendre une culture historique (celle qui est moins adaptée, plus rejetée, justement) et le regard d’une nation portée sur l’histoire, ses valeurs, ses choix sociaux, sociétaux, ses échecs, ses réussites afin de savoir si on s’y reconnaît ou pas même si on en a la nationalité ?

Je fais Monde option France de la maternelle au bac, c’est pas mal non ?

Je suppose que mes propos sont excessivement polémiques et je ne m’en excuse pas car ils me questionnement moi-même, mais c’est ce qui a émergé de cette réflexion in process, car j’ai déjà pas mal œuvré dans la conception pédagogique, y compris en ligne, pour cette fameuse éducation qui doit nous préparer au monde qui nous entoure sans discrimination, avec une démarche élitiste (pourquoi pas, encore faut-il définir ce que cela veut dire pour une société qui fonctionne) mais pas sclérosée car celle que nous continuons à promouvoir produit des élites que plus personnes ne comprend et qui ne comprennent plus personne. Elle ne détecte plus les potentiels de demain car ces critères sont périmés.

Nous avons posé notre pierre, j’y ajoute la mienne, posez les vôtres car il y a urgence …