Quand le Digital Spirit rencontre l’industrie automobile, only sky is the limit :)

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 61%

On pourrait croire que c’est une phrase du Community Manager de La Cuisine (www.lacuisine.co) mais non !

Il s’agit de la fin d’une interview qui démontre de la puissance de la co-création, de l’inclusion des clients et des contributeurs à la conception, la fabrication de voitures !

On pourrait craindre une touche de Digital Labour et je suis encore un peu sceptique sur la part du gâteau que les industriels sont prêts à céder mais ils partagent ... et avec des non professionnels ...

C’est un bel exemple de numérisation de la vraie vie IRL, du decloisonnage des professions, de l’inclusion des non experts dans les process Recherche et Développement, c’est aussi la valorisation du prototype grâce à la 3D et de sa possible industrialisation à échelle zero, bref c’est du pur Digital Spirit.

Alors oui, c’est vrai que l’optimisation et la numérisation des proces de fabrication vont certainement détruire des emplois et qu’il faut l’anticiper et reconvertir les ouvriers mais si on rétribue en contrepartie du jus de cerveau utile, c’est pas mal.

En experte, je dirai qu’on transfert de la productivté, qu’on valorise la création de valeur ajoutée et que l’on reprend la main sur notre réel rôle d’humain.

Je sais que c’est discutable et que surtout c’est assez mal organisé mais je voulais saluer ce début de temps disponible que le numérique permet, ce travail collaboratif qu’il permet, cette co-construction experts/citoyens qu’il permet et du début de réflexion de la redistribution qui est proposée.

C’est, il me semble, vers là que nous devons progresser ensemble.

Voir en ligne : "Nous travaillons sur un processus de fabrication entièrement numérisé", explique Jay Rogers, CEO de Local Motors

Comment voyez-vous la transformation du travail inévitablement induite par cette transformation industrielle, avec très peu d’ouvriers, des employés en interne mais aussi des participants extérieurs dans la communauté open source ?
En fait, nous intégrons du travail de loisir (recreational labour, ndlr). Les membres de notre communauté sont passionnés d’automobile, et la plupart du temps ne travaillent pas dans cette industrie. Dans la communauté, ils travaillent sur les projets quand ils veulent. Mais pour que cela fonctionne, il est essentiel qu’on les chouchoute. Si on ne les prend pas en compte dans les processus, si on les ignore, ou qu’on maltraite leurs idées, ils partiront. On ne parle pas que de solutions avec eux, on parle aussi des problèmes et de la façon de les résoudre. Notre relation avec cette force de travail de loisir, c’est le partage. Ce mode de fonctionnement permet de bénéficier de ces personnes compétentes pourtant hors de notre industrie. Les idées viennent parfois des sources les plus étonnantes.