#FGI2014 Point de vue et image de LIL :)

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 71%

Comment faut-il gouverner Internet en France, et à l’international ? Pour en débattre, l’Etat et plusieurs groupes d’intérêts se sont réunis pour lancer le Forum de la Gouvernance d’Internet - France, avec une plateforme de discussion ouverte à tous les internautes qui souhaitent participer au débat.

Voir en ligne : Ouverture du Forum de la Gouvernance Internet France

Ouvert à toutes ?

J’y vais !

Pour comprendre les enjeux, non je les connais.
Pour apprendre, sans prétention, je ne m’y attendais pas...
Alors pourquoi faire ?

Et bien, comme dirait ma copine Karine, un des problème majeur du numérique est la rencontre entre les Global Change makers (les décideurs et décideuses ) et les Local change makers (les acharné-es engagée-es et expert-es) et là, je voyais une ouverture possible.

Un forum, c’est ouvert et on doit pouvoir se parler, non ?
En réalité, pas si facile (une modération très politiquement du livetweet ) mais possible.

J’ai pris la parole en fin de plénière pour exprimer ce qui, manifestement, n’était pas de mon seul constat et certains de mes tweets ont été diffusés sur le mur :)

En effet, un des messages majeur que l’on essayait de nous faire passer sur la gouvernance de l’internet, c’était son caractère UNIVERSEL comme la bataille des Noms de Domaine, la découpe des territoires nationaux virtuels...

Personne ne dit (et surtout pas moi) que ce n’est pas important et il faut effectivement que la France, l’Europe s’engagent fermement sur ce terrain.

Cela dit quand on parle de gouvernance, on parle aussi de droits, d’usages et de pratiques, de valeurs (on a entendu dans la salle que se sont nos valeurs qui doivent gouverner internet et que nous avions une supériorité civilisationelle sur les USA, quand même !).

Et là, je pose la question de l’universalisme ?

Comment des valeurs peuvent-elles être universelles ?
J’en verrai bien une, relative au droits fondamentaux, c’est la protection du privé...
La fut le cœur de mon intervention : le numérique doit être humaniste et respecter ce qui est le dénominateur commun de cet outil que nous voulons libre.
Le choix, ce libre choix que personne ne respecte, que les expert-es de la Privacy pourraient traduire par opt-in opt-out, droit à l’oubli ect ...
Ce choix que les lois, normes et règlements protègent déjà et dans de nombreux pays (la protection adéquate critérisée par la CNIL est disponible en ligne) mais que personne ne respectent...
Pourquoi, parce que les Global change maker n’y voient pas leur avantages ?
Préfèrent-ils continuer à rendre nébuleux tout ce qui découlent de leur politique schizophrène entre cyber/sécurité ou surveillance ou protection et enjeux commerciaux ?

Je vous laisse juges ...

A titre personnel, je continue à clamer en tant que toute petite local change maker que la solution à beaucoup de nos interrogations sur le web quand on parle de gouvernance passe par l’imposition du respect de ce choix de l’individu qu’il soit simple usager du web ou Pdg des géants du web, il s’agit d’une question de conformité et d’éthique des données.

Peut être que dans cet échange disruptif, il s’est passé quelque chose.

Une utopiste pragmatique :)