Ministère de la Culture : départ de Laurence Engel, épouse d'Aquilino Morelle - Le Parisien

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 52%

le « grand moment de privilèges et de connivence » de ce cocktail...

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Au risque de choquer, les privilèges et la connivence ne me dérangent pas.
Je peux même comprendre les influences, les réseaux.

Je peux même accepter que toutes ces personnes reçoivent des salaires confortables et je peux même adhérer au fait que leurs ministres leur octroient des primes qui doublent leur salaires pour le temps et l’énergie qu’ils déploient au service des projets qu’ils défendent ou mettent en oeuvre (je vous laisse juge de leurs efficacités ou pertinences).

Ce qui me chatouille vraiment, c’est l’humiliation qui nous est imposée, à nous, pauvres quidam, qui ne mettons pas nos talents, notre expertise, nos connaissances, nos compétences, nos expériences et notre réseau au service de la politique.

Pour résumer, parce que, je crois que cela m’interroge et menace le pacte républicain auquel je suis attachée, pourquoi devrions nous avoir autant de tergiversations autour d’un plafond de 1200 euros pour une retraite due à un travail conséquent alors qu’attribuer des milliers d’euros supplémentaires à des salaires déjà honorables semblent naturels pour un travail tout aussi conséquent.

Il me semble naturel, si on comprend, accepte et adhère à l’un de ne pouvoir supporter l’autre et c’est, je crois, exactement cela, humainement qui détruit notre société car on ne peut que se sentir humilier par une élite qu’on ne peut que finir par détester ou voler.
Comme si, on nous balançait en pleine figure qu’on appartient pas au même monde et que nous devons nous y habituer et le supporter dans la dignité pour ne pas déranger ceux qui nous gouvernent.

Je suggère à cette élite de méditer sur la façon dont elle démontre à son peuple la différence de valeur qu’elle pose sur l’engagement des individus qu’elle représente car, en conséquence, elle ne représente plus grand monde.

Evidemment, ce n’est pas nouveau, mais la misère rend moins tolérant, plus violent, moins patient, plus susceptible et moins républicain à défaut d’être démocratique.