Les pistes de Londres et Paris pour taxer les GAFA | FrenchWeb.fr

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 61%

Comme d’habitude, il ne faut surtout pas trop déranger.

Tous ces grands groupes profitent au maximum de nos aides pour choisir ou s’installer en France (les Mairies sont mises en concurrence en permanence), elles font du chantage à l’emploi, elles développent l’excellence française dans l’optimisation fiscale, elles interrogent sur le digital Labour donc, c’est normal, il ne faut pas trop les déranger.

Tout comme 5% de taxation pour non mise en oeuvre d’une démarche Privacy by Design ou Privacy Impact Assesment n’arrive pas à émerger et que l’on tourne autour du pot en découpant et redécoupant les options de sanctions qui ne doivent pas être nommées comme telles, on recommence avec la fiscalisation des GAFA.

On découpe, on noie le poisson et avec un peu de chance, ils arriveront à récupérer auprès des Géants l’argent qu’on leur donne pour qu’ils restent sur nos territoires et génèrent des emplois tout en n’étant pas conformes à nos lois et en impactant toute notre société sans y participer...

Devons nous vraiment saluer ce petit pas pour nos politiques qui ne fait que mettre en lumière une prise de posture vraiment timide face à une réalité déjà ancrée et déjà pervertie et qui n’a vraiment rien de vertueux.

Lâcher sur le droit et sur nos principes de solidarité (redistribution des impôts dans les projets au service des citoyens et citoyennes) me semble de très courte vue.

Mais tout va bien !

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En France par exemple,un rapport proposant l’instauration de taxes spécifiques pour les multinationales du Web sera remis ce lundi à Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au Numérique. Commandé par France Stratégie – l’organisme de réflexion rattaché à Matignon -, il a été rédigé par une dizaine d’économistes. D’après Le Figaro, qui a pu consulter ce document, il suggère une nouvelle fiscalité reposant sur le montant des revenus publicitaires des plateformes ou -à défaut – une taxe sur leur nombre d’utilisateurs ou d’annonceurs, avec un taux « assez faible » et « un seuil en deçà duquel l’entreprise ne serait pas taxée », pour ne pas pénaliser les acteurs locaux ou inciter les sites à mettre en place des services payants.
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