Le management par le coeur, question de cerveau :)

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 98%

Tout se met en place pour que j’en parle, alors, je vais le faire.

Il existe des tonnes de méthodes et il faut les connaitre, pas toutes, c’est impossible mais certaines pour manager.
Dans manager, j’inclus quelquefois la Gouvernance car cela peut être proche quand il s’agit de gouverner une organisation ou un organisme, par exemple Gouverner Internet (c’est une joke)

Mon parcours m’a fait intégrer différents systèmes de gouvernances comme le management par la qualité, la gestion de risques, le développement durable, la responsabilité sociétale ou encore l’ESS.

Tous ont utiles, tous possèdent des outils forts intéressants (je suis accro au PDCA, j’ai ai même créer un dédié au numérique).
Tous ont du sens en fonction des finalités que l’ont visent, des valeurs que l’on porte, des objectifs que l’on veut atteindre, de la culture que l’on a ou encore de l’état d’esprit que l’on veut insuffler.

Cependant, suite à une conversation avec Adam puis avec Numa (que je salue au passage), suite à ma dernière animation en formation sur la stratégie de contenu, il me semble que ce qui me semble évident mérite peut être que je le formule.

Il existe quelque chose de fondamentalement simple a comprendre mais pas forcemment simple à mettre en oeuvre comme management ou comme gouvernance et comme je suis très attachée au Bonheur comme système de management en ce moment, il s’agit d’un outil qui fait sens dans ce systeme.

C’est ce que je voulais amener comme contribution (façon BARCAMP) au hackathon que nous allons monter sur ce sujet avec La fabriq SPINOZA, mais il me semble que je peux en donner la primeur relative (car déjà enoncé dans bon nombre de mes séminaires) de cette façon de fonctionner que je me suis appropriée depuis longtemps de façon professionnelle.

Nous avons 3 coeurs

  • Le cerveau
  • Le coeur
  • Le ventre

Chacun d’entre nous appréhende l’information, les émotions, le monde de façon différente.
Dans tous les cas, chacun d’entre nous doit comprendre, accepter et évacuer ce qui lui arrive.
Matrix l’a très bien démontré :)

  • Comprendre veut dire analyser, évaluer.
  • Accepter veut dire ne plus résister
  • Evacuer veut dire intégrer dans son fonctionnement

On pourrait se dire que là est tout l’enjeu de la transition dans une organisation, non ?
Mais c’est aussi tout l’enjeu d’une communication réussie et le résumé d’un impact qui génère de l’engagement, non ?
Egalement, celui d’un traumatisme géré ...

Bref, c’est un processus universel et humain :)

Cependant, il existe des différences culturelles comme celle que Numa vient de me faire remonter de ma jeunesse studieuse et que je vous ai mis en Quote et également des différences propres à chaque individus.
Ces différences se traduisent provisoirement dans le profilage et dans la vie privée dans la connaissance des gens qu’on aime :)

La subtilité est importante car on ne réfléchit pas forcément avec son cerveau, on n’évacue pas forcément par le ventre et on n’accepte pas obligatoirement avec le coeur, chacun son métabolisme ;)

Et ce dont je suis sure, c’est que s’agissant de management ou d’amitié ou d’amour, il ne s’agit que de cela pour être heureux !

Un exemple, pour vous demander des sous pour une ONG, on fait appel à quel cerveau d’après vous ?
Mais pour autant, est ce pour tout le monde ce cerveau là qui fait mettre la main à la poche ?

Dans toutes les formes de management si on veut gérer humainement les ressources ou réussir une démarche Transmedia, c’est sur ce registre si basic et si complexe que l’on doit travailler et seul la valeur "sincérité" de l’émission à du sens et c’est comme cela que j’appréhende mon métier, en faisant fonctionner mes3 coeurs :)

Objet : C.G.Jung, travel to the Pueblo Indians

On my next trip to the United States I went with a group of American friends to visit the Indians of New Mexico, the city-building Pueblos. "City," however, is too strong a word. What they build are in reality only villages ; but their crowded houses piled one atop the other suggest the word "city," as do their language and whole manner. There for the first time I had the good fortune to talk with a non-European, that is, to a non-white. He was a chief of the Taos pueblos, an intelligent man between the ages of forty and fifty. His name was Ochwiay Biano (Mountain Lake). I was able to talk with him as I have rarely been able to talk with a European. To be sure, he was caught up in his world just as much as a European is in his, but what a world it was ! In talk with a European, one is constantly running up on the sand bars of things long known but never understood ; with this Indian, the vessel floated freely on deep, alien seas. At the same time, one never knows which is more enjoyable : catching sight of new shores, or discovering new approaches to age-old knowledge that has been almost forgotten.
"See," Ochwiay Biano said, "how cruel the whites look. Their lips are thin, their noses sharp, their faces furrowed and distorted by folds. Their eyes have a staring expression ; they are always seeking something. What are they seeking ? The whites always want something ; they are always uneasy and restless. We do not know what they want. We do not understand them. We think that they are mad."
I asked him why he thought the whites were all mad.
"They say that they think with their heads," he replied.
"Why of course. What do you think with ?" I asked him in surprise.
"We think here," he said, indicating his heart.
I fell into a long meditation. For the first time in my life, so it seemed to me, someone had drawn for me a picture of the real white man. It was as though until now I had seen nothing but sentimental, prettified color prints. This Indian had struck our sore spot, unveiled a truth to which we are blind. I felt rising within me like a shapeless mist something unknown and yet deeply familiar. And out of this mist, image upon image unfolded : first Roman legions smashing into the cities of Gaul, and the keenly incised feature of Julius Ceasar, Scipio Africanus, and Pompey. I saw the Roman eagle on the North Sea and on the banks of the White Nile. Then I saw St. Augustine transmitting the Christian creed to the Britons on the tips of Roman lances, and Charlemagne’s most glorious forced conversions of the heathen ; then the pillaging and murdering bands of the Crusading armies. With a secret stab I realized the hollowness of that old romanticism about the Crusades. Then followed Columbus, Cortes, and the other conquistadores who with fire, sword, torture, and Christianity came down upon even these remote pueblos dreaming peacefully in the Sun, their Father. I saw, too, the peoples of the Pacific islands decimated by firewater, syphilis, and scarlet fever carried in the clothes the missionnaries forced on them.
It was enough. What we from our point of view call colonization, missions to the heathen, spread of civilization, etc., has another face - the face of a bird of prey seeking with cruel intentness for distant quarry - a face worthy of a race of pirates and highwaymen. All the eagles and other predatory creatures that adorn our coats of arms seem to me apt psychological representatives of our true nature.
(...)
Carl Gustav Jung, Memories, Dreams, Reflections, Vintage Books Edition (1961), p.353.

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