La commission dédiée au #numérique prend forme OK prendra-elle du Fond ? là est la question !

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 63%

À la fin du mois de février, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a annoncé la création d’une « commission de réflexion et de propositions ad hoc sur "le droit et les libertés à l’âge du numérique" ». Cette institution au statut un peu particulier au regard des traditionnelles commissions d’enquête ou « commissions spéciales » que peuvent créer les parlementaires doit être composée de 26 membres : 13 députés et 13 personnalités issues de la société civile. Son objectif ? Arrêter des positions et émettre des recommandations censées aiguiller l’ensemble des élus du Palais Bourbon dès lors qu’il est question de numérique.

Voir en ligne : À l’Assemblée nationale, la commission dédiée au numérique prend forme - Next INpact

"Dès lors qu’il est question de numérique" est une phrase qui me fait réagir assez fortement !
Où n’est-il pas question de numérique aujourd’hui ?
Dans quelle mesure est-il encore possible de périmètrer des zones d’activités où le numérique serait absent.
Cette commission ne sera t-elle interrogée que lorsque "on ne sait pas qui" aura déterminé "qu’on ne sait pas quoi" doit inclure une reflexion intégrant la question du numérique ?

On sait aujourd’hui que ceux et celles qui ont le plus besoin de comprendre les enjeux que le numérique révèle sont les dirigeants afin d’inclure ce que cela représente déjà dans leurs stratégies manageriales d’entreprise.

Il semblerait d’après ce que je lis, ce que je sais et ce que je vois que se soit exactement la même chose au niveau gouvernemental (pour témoin, le périmètre d’actions données à @axellelemaire qui pourtant semble avoir, bien accompagnée une envergure de Numérique #bydesign.).

13 experts et expertes (j’espère) vont être nommée pour participer à cette commission de reflexion, non issu-es du monde de l’entreprise ou de la politique.

Expert-es en quoi ?
Nous ne le savons pas et pourtant une cartographie des compétences d’expertise serait bien rassurante pour avoir le sentiment d’une collaboration représentative de ce que veut dire le numérique ou plus précisément dans ce qu’il induit en disruption sociétale, culturel et de gouvernance concernant "le droit et les libertés".

Les entreprises ont besoin du numérique, cela représente de l’innovation, des gains et du développement. Les citoyens ont besoin du numérique qui leur apporte des services profilés à leurs besoins et les gouvernements se doivent de l’encadrer pour preserver les droits fondamentaux sans entraver les opportunités économiques.
Ne parle t-on pas de gouvernance politique dans ce cas là ?
Je suis sensible à l’aveu d’incompétences de notre gouvernement sur ces sujets.
Je suis sensible à sa volonté de soutenir leur décisions à venir par un collégial émérite mais je reste suspicieuse.
Je crois être en mesure d’identifier la plupart des 13 dont on aurait besoin pour un vrai collectif et qui seraient capable de part leurs désaccords et leur connaissances du numérique (culture, usages et pratiques et outils au niveau international) d’être une véritable force de proposition mais je crains que cet effort nécessaire ne soit pas celui qui sera porté.
Nous verrons bien ...