Contribution CNUM de Laure Isabelle LIGAUDAN

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 38%

Voici ma contribution, le la partage :)

Que signifie Nouveaux modeles économiques ?

On peut parler de la transition numérique et de son impact disruptif pour l’organisation.

Quand on a dit cela on a tout dit et rien dit.

D’une part, ce qui inquiète les organisations, c’est le choc des cultures, il se passe à l’intérieur des sociétés économiques la même chose que dans la société civile, le numérique vient décloisonner de force les archétypes de fonctionnement et surtout ceux du pouvoir.

Le numérique dépossède et redistribue les leviers des l’influence et ce qui fonctionnait ne fonctionne plus.

Le numérique discrimine ceux qui n’en maitrisent pas la culture, les usages et pratiques et les outils car même si ils ont les moyens financiers d’en céder la gestion à d’autres, c’est autre chose qui se joue.

Il exise une dimension humaine et psychologique viscérale à l’impact du numérique, il est tout sauf virtuel que se soit pour ceux qui l’adulent comme pour ceux qui s’en mefient, il ne faut pas oublier d’où il vient, ecartelé dès le départ entre le besoin de controle et celui de liberté !

Cette donnée necesite d’être prise en compte dans toute volonté de transition au sein des sociétés économiques et dans toute volonté de gouvernance dans la société civile.

D’autre part, et plus pragmatiquement, c’est le modele économique basé sur la donnée, son utilisation et les opportunités qu’il inspire qui interesse beaucoup les entreprises.
La société civile s’empare également de ce sujet, vaste et éminemment passionnant.

Cependant, à ce sujet, je voudrai interpeller sur un point qui si il n’est pas nouveau est souvent occulté de nos nombreux débats.

Si on veut faire se rencontrer le citoyen et la croissance économique basée sur les données qu’il produit, il existe un outil simple qui le permet, cela s’appelle la conformité, en France à la loi Informatique et Libertés.

Avant de parler de gouvernance, d’éthique des données, de privacy et pourtant j’y suis excessivement sensible, parlons conformité partout et tout le temps avec les gens de principalement avec ceux et celles qui mettent l’humain au coeur de l’économie.

Je sais que la conformité stricte n’est plus adaptée à la fulgurance de ce que les algorhytmes projettent comme profits, c’est mon métier.

Pourtant, la PrivacyByDesign, devrait, je crois faire partie de tous les process de décision stratégiques aujourd’hui car les données sont partout et elles ne peuvent plus être gérées "a part", ni par une seule personne. Tout comme le numérique inclut le collectif et le particpatif, sa gouvernance l’induit également.

Il me semble également que protéger le citoyen dans la collecte de ses informations serait la garantie d’une gouvernance éthique pour une confiance partagée et réciproque dans la vision politique de l’entreprise et du pays (y compris dans sa reflexion sur le travail, la fiscalité et son combat sontre la croissance de la pauvreté).

La constitution des droits de l’homme et de la femme numérique me semble une bonne idée mais elle devra inclure cette dimension de droit car le droit et la sanction sont les seuls garants visibles de nos décisions sociétales.

Merci

Voir en ligne : Points de vue et images de LiL