Au secours, Fleur Pellerin opte pour les algorithmes !

, par  Laure Isabelle LIGAUDAN , popularité : 38%

Les algorithmes s’autoaffinent en fonction des données qu’ils avalent et de la finalité du traitement pour laquelle les calculs sont faits.

Il visent donc par leur essence même à la dictature du VRAI basée sur la preuve mathématiques de leurs efficience !

Au service d’une décision finale humaine, ils ont toute leur place dans mon coeur mais comme on a de moins de moins d’argent pour se le permettre...

Conséquence fâcheuse immédiate, ils décident seuls !

Pour que cette dictature fonctionne au service des consommateurs, spectateurs ou tout autre cible d’une méthode permettant une aide au choix ou à la décision, il faudrait numériser absolument tout.

Pour faire simple, il ne faudrait pas nourrir la bête avec ce qui est le plus choisi mais aussi avec ce qui ne l’est pas.

En effet, si on continue a developper l’efficience en se basant sur l’optimisation de ce qui séduit le plus grand nombre, on détruit l’innovation, l’imagination, le hasard, on détruit même l’espace temps et l’option que ce qui ne plait pas aujourd’hui soit un succès demain.

Un exemple ?
Copernic !

Une conséquence ?
Le futur Copernic, ne pourra même pas exister car les algorithmes ne le considéra pas comme une data fiable à intégrer au vu du peu de crédit que le peuple leur donne :)

Résultat ?
La terre serait toujours plate !

Alors oui, les algorithmes ne permettent pas, par nature, la découverte puisqu’ils nous font aller toujours plus loin dans ce que nous connaissons déjà en nous rapprochant de ce qui en est proche, ils ne peuvent que nous cloisonner davantage en ne permettant pas de liens que nous ne faisons pas volontairement et quelque fois avec determination pour sortir de la boite.

Cependant, sortir de sa boite est souvent une question humaine, curiosité, rencontre, choc et pour le coup, des que l’on voudra arpenter un nouveau chemin, les algorithmes nous emmèneront bien plus loin que ce que nous aurions pu parcourir sans eux.

Personnelement, il me semble que le numérique peut ouvrir des horizons à ceux et celles qui regardent loin, la question est plutôt comment apprend t-on à regarder loin ?

C’est le rôle du ministere de la Culture que de nous ouvrir à d’autres horizons, vouloir le faire avec les algorithmes est un challenge séduisant mais qui comportent intrasequement plus de risques que d’opportunité, au vue de notre fainientise.

En ce sens, je partage l’inquiétude de cet article car rien ne démontre aujourd’hui de beaucoup de tolérance envers ce qui ne semble pas "conforme" au plus grand nombre et à qui on ne laisse plus beaucoup de place alors que c’est de cela dont le système mathématique a besoin pour que le compte soit juste :)

Voir en ligne : Fleur Pellerin est dans une logique qui enterre l

Les algorithmes : l’anti-politique culturelle
Et puis il y a la manière dont on « part des usages ». Le modèle, madame Pellerin l’a dit également, est fourni par les algorithmes de recommandation, ces logiciels qui dès que vous faites quelque chose sur Internet vous disent « si vous aimez ça, alors vous allez aussi aimer ça ».